Le présent de l’Espérance, c’est l’inattendu de Dieu qui peut survenir, dans la vie du monde, comme dans nos vies, où le pire n’est jamais sûr ! C’est ce qu’on pourrait aussi appeler l’espérance « intermédiaire », par rapport aux fins dernières.
« Celui qui espère choisit de ne pas exclure d’être un jour heureusement surpris alors même que la prudence ou la raison tend à enregistrer une fermeture de tous les possibles humainement envisageables. Dans les situations obscures ou des contextes fermés, l’espérance maintient ouverte la possibilité du bien. » (Emmanuel Durand, Théologie de l’espérance, Paris)
L’espérance est un art de vivre, une douce présence.
« La présence de l’espérance n’est pas explosive, brutale, ni bruyante. Elle ne transforme pas soudainement l’obscurité en lumière, ni le silence en éloquence. L’espérance est légère comme le zéphyr. Elle respecte notre liberté, notre intelligence, nos émotions. L’espérance ne nous prive pas de notre esprit critique, de nos expériences de désert, de nos peurs profondes. Elle pénètre en douceur, nous assurant de la présence de l’Esprit au cœur de la tourmente. Cette douce présence est pleine de force, non par l’intensité, mais par la profondeur. C’est le souffle de l’Esprit qui vient quand nous gémissons, nous assurant que lorsque nous connaîtrons les moments de plus grandes faiblesses, lorsque nous serons à bout de force, Dieu ne nous abandonnera pas. » (James Keenan, Les vertus, un art de vivre, Éditions de l’Atelier, 2002)
C’est l’expérience de la douce rencontre avec Dieu. Le pape fait le vœu que cette année jubilaire « soit pour tous un moment de rencontre vivante et personnelle avec le Seigneur Jésus, « porte » du salut (cf. Jn 10, 7,9). Il est « notre espérance » (cf. 1 Tm 1, 1).
