Billet spirituel - Juillet 2025

Vendredi 18 juillet 2025

Richesse du Royaume

Avec notre Pape Léon déjà si aimable, écoutons la question de Dulcitius, un fils spirituel d’Augustin, puis la réponse qu’il en reçoit : « Pourquoi David a dit : Sa race sera puissante sur la terre, la postérité des justes sera bénie ? » (Ps. 111, 2)

« La race , explique le saint docteur, c’est la semence et la semence de la future moisson, ce sont les œuvres de miséricorde : « Faisons le bien sans nous lasser car nous recueillerons la moisson en son temps » ( Gal. 6, 9) ; et encore : « Qui sème peu, moissonnera peu ( 2 Cor. 9, 8). » Mais, n’est-on pas bien puissant quand on achète le Royaume des cieux, non seulement comme Zachée au prix de la moitié de ses biens mais encore comme la veuve pour deux petites pièces de monnaie et d’y posséder tous un héritage égal ? Quelle plus grande puissance que d’acquérir un royaume, et le riche par ses trésors, et le pauvre par un verre d’eau froide  ?

« La postérité des justes sera bénie, c’est-à-dire leurs œuvres car « le Seigneur est bon pour ceux qui ont le cœur droit », et la droiture du cœur consiste à ne point résister au Père qui nous châtie, et à croire à ses promesses et nulle bénédiction pour ceux dont les pieds chancellent, dont la démarche est mal assurée et finit par la chute parce qu’ils se sont indignés contre les pécheurs en voyant la paix dont ils jouissent, et qu’ils pensent que leurs œuvres ont péri dès lors qu’ils n’en reçoivent pas une récompense périssable. (Ps. 70, 1-14.) L’homme qui craint le Seigneur et qui est devenu, en redressant son cœur, un temple consacré à Dieu, ne cherche point la gloire humaine et ne convoite pas les richesses terrestres, et pourtant « la gloire et la richesse sont dans sa maison ». Car sa maison, c’est son cœur, et là, fortifié par la faveur de Dieu, il est plus riche par l’espérance de la vie éternelle que ceux qui habitent dans des demeures splendides mais qui redoutent la mort éternelle. »

Alors demandons à la Mère du Moissonneur humble confiance et compassion permanente.

Un moine de l’Abbaye de Triors

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